Marc Villard

LECTURES

The Bridge à la médiathèque de Quimper.

LECTURE JAZZ « THE BRIDGE »

Samedi 23 mars 2019

18h00

Salle Paul Eluard

Hôtel-Dieu de Valognes

Avec Marc Villard, récitant / Virginie Teychené, chant / Gérard Maurin, chant, guitare

Gratuit sur réservation.

Lecture par Marc Villard de textes autour du jazz, et notamment de moments forts vécus aux Etats-Unis par la communauté noire. Des morceaux chantés illustrent les textes ou les moments décrits.


BIOGRAPHIE

Je commence à écrire de la poésie en 1968, après mes études à l’Ecole Estienne.

Au retour du service militaire, je travaille comme graphiste et publie en 71 mon premier recueil de poèmes qui s’intitule l’Amer. J’animerai au fil des ans plusieurs revues avec des amis poètes : Zone avec Arnaudet, Stardust avec Benoit-Jeannin, Le Grand Huit avec Messac, Kaeppelin, Labarrière et Villecrose. A cette époque, je rencontre Delbourg et Francoeur qui resteront des amis. En 74-75, Bernard Delvaille m’intègre dans son anthologie La Nouvelle Poésie Française. Durant dix ans j’écris exclusivement de la poésie et mon fils aîné nait en 1971.

En 1980, je me détache de la poésie pour passer à la fiction. Dans le même temps, j’écris un film pour Juliet Berto. En 1981 paraissent simultanément mon premier recueil de nouvelles, Nés pour perdre, mon premier scénario, Neige, et mon premier roman, Légitime démence, écrit en collaboration. Je commence à rédiger des chroniques de rock pour le Monde de la Musique et, ceci, durant huit ans. Mes fils Romain et Antoine naissent à cette époque. Je publie des romans, des scénarios, des nouvelles et, avec Christine, nous commettons trois aventures littéraires. En 1980, une petite maison d’édition, Hemsé, qui publie six livres. En 1996, un magazine littéraire –Ecrivain Magazine– qui connait cinq numéros (Pennac, Harrison, Charyn, Topor et Ellroy). Enfin, nous créons un magazine, Moisson Noire en 98, dont nous publions un numéro zéro.

J’ai écrit 500 nouvelles depuis 1980 et publié des livres réalisés en collaboration avec des dessinateurs et des photographes ( Loustal, Hyman, Chauzy, Pinelli, Peyraud, Slocombe, Derouineau, Lavenant, Triay, Magre ). Deux années durant, j’ai rédigé une nouvelle inédite pour chaque numéro de Jazzman. J’anime également une collection de novellas chez in8 : Polaroid et je lis mes textes en public ( avec les musiciens Pierrick Pédron, Bernard Lubat, Eric Le Cardinal, Dominique Delahaye ), ce qui est nouveau pour moi.

https://www.marcvillard.net/


BIBLIOGRAPHIE

ROMANS

  • Les Biffins, Joëlle Losfeld 2018

Joëlle Losfeld publie ma novella Les biffins le 1er février. La fille de Bird travaille toujours au Samu et est confrontée à la mort d’un SDF. Elle décide de travailler avec les biffins de la porte Montmartre. L’environnement du crime qu’elle fuyait la retrouvera dans ce nouveau lieu.

Cécile est toujours en mouvement. Quand elle ne parcourt pas Paris en métro pour passer la soirée dans des bars ou pour rentrer chez elle de l’autre côté du périphérique, elle est en maraude nocturne avec le Samu social. Son travail est une réelle vocation. Elle s’occupe, souvent à leur corps défendant, d’une population de SDF, de démunis, de gens qui vivent en marge et s’aventure dans les recoins de Paris qui sont les leurs. Cette vie entièrement dédiée aux déshérités finit par lui peser : pas de temps pour se consacrer à ses passions, pas de temps pour vivre une histoire d’amour. Alors elle décide de changer d’association et de s’occuper des « biffins », ces vendeurs en tout genre qui étalent leurs marchandises aux franges des puces de Saint-Ouen. Cette reconversion qui devait Lui offrir une vie plus calme et plus sédentaire est pourtant obscurcie par le meurtre d’un SDF que Cécile ne parvient pas à ignorer, elle qui a pourtant souvent croisé la mort dans son travail contre le froid et la nuit.


  • Jean-Michel de Brooklyn, Cohen &Cohen 2015

Roman noir autour de Jean-Michel Basquiat situé à New York en 1983.

 » ArtNoir  » est la première et la seule collection au monde entièrement consacrée aux thrillers se déroulant dans le monde de l’art : meurtres de peintres, aventures autour d’un tableau disparu, faussaires assassins, tous les thèmes en rapport avec le microcosme artistique sont développés dans ces ouvrages.

Dans ce roman noir (quel événement !!!), Marc Villard convoque Jean-Michel Basquiat à New York en 1983. Il lui reste alors 5 ans à vivre. Il affole déjà le marché de l’art. Une cour protéiforme l’entoure : son amie, sa galeriste, un ancien camarade de classe faussaire…
Entre ces différents protagonistes, commence un jeu de cache-cache, rythmé par le rock New Pop, la drogue omniprésente et l’envie d’exister aux yeux du monde, ne serait-ce qu’un quart d’heure, comme le suggère Andy Warhol.


  • Ballon mort, Gallimard 1984 et Le Castor Astral 2008

Stéphane Miller travaille comme enquêteur pour une compagnie d’assurances. Un jour, on l’envoie flairer sur la disparition de François Bertolini, célèbre footballeur sur le déclin (34 ans) qui fait encore les beaux jours du club local. Le goleador laisse derrière lui une femme, un enfant autiste. et surtout une impressionnante prime d’assurances. Or, Miller a autrefois bien connu Bertolini. Il part donc pour sa ville natale et sa banlieue, en compagnie de son fils Freddy, un dingue de télé et de ciné. Et ce qu’ils vont découvrir n’est pas joli-joli. Mais ce qui fait la force singulière de ce récit, c’est le ton. Selon Jean-Pierre Énard,  » Villard se montre champion dans le genre balade de cafés tristes en cinoches minables. Les rapports de Miller et de son gamin sonnent toujours juste, et on se laisse prendre à l’atmosphère un peu poisseuse de ce polar.  » À l’évidence, Marc Villard s’est investi à titre personnel dans ce roman, ce qui confère un caractère autobiographique masqué à cette intrigue. Ce livre est aussi à lire comme la nostalgie des années d’enfance où l’on se rêve étoile des verts terrains balisés de lignes blanches, avec le spleen des impers à la Bogart.


  • Le Roi, sa femme et le petit prince, Gallimard 1987 et Rivages 2010

Papa Rousse et ses enfants, Alex et Guigui, vivent dans une ferme isolée de l’Aveyron. Père et fils refusent de travailler et braquent des banques provinciales. Au cours d’un braquage, Papa Rousse est grièvement blessé et, avant de mourir, confie au jeune homme qu’il n’est pas son vrai père. Le père biologique d’Alex n’est autre que Sly Baker, chanteur de rock d’origine américaine, qui connut son heure de gloire dans les années soixante. Alex décide de retrouver ce père mythique qui tombe du ciel. Mais il découvre son géniteur dans une clinique psychiatrique de la banlieue parisienne. Commence pour Alex et Sly une cavale rock‘n’roll…


  • Bird, Joëlle Losfeld 2008

Cécile est secouriste au Samu social. Elle vit à Paris et travaille la nuit auprès des sans-abri. Elle a quatorze ans lorsque son père, un musicien de jazz sur le déclin, disparaît. Cécile grandit dans le manque et le souvenir de cet absent. Elle le croit mort jusqu’à ce que sa grand-mère lui révèle qu’il erre depuis dix ans dans les rues de Paris. Cécile pense alors que son activité lui permettra de le retrouver, et va ainsi, au fil des nuits, à sa recherche, avec l’espoir de le découvrir au milieu des SDF. Un soir, un drame se produira, qui les impliquera tous les deux… Dans la tradition des romans de Marc Villard, Bird emmène le lecteur sur un fond jazzy dans les rues d’un Paris où se côtoie toute une population nocturne parfois violente et souvent désespérée.


  • Quand la ville mord, Suite Noire, 2006

Sara, jeune africaine, débarque à Paris, pilotée par la filière d’immigration clandestine. Faux papiers, avion, passage en douane. Tout ceci n’est pas gratuit et, pour rembourser, elle n’a pas le choix : le tapin. Pas sur les Champs Elysées mais au fin fond de Barbès. La tension monte dans l’ancien squatt corrigé en squatt de passe et Sara, survoltée par l’injustice, finit par éliminer son mac. C’est à ce moment précis que tout se complique pour elle.

 

Aissa MAIGA

  • La Guitare de Bo Diddley, Rivages 2003

Il était une fois une guitare rectangulaire, de couleur bleu caraïbe, sur laquelle était inscrit :  » Bo Diddley, Blue Hawaï N°1.  »
Lorsque Arsène la subtilise en forçant la portière d’une Audi au milieu d’une cité, il ne sait pas que cet instrument a une histoire. Il l’apprendra d’un congolais, lui-même musicien. Ce dernier l’emprunte pour pouvoir se produire dans un club, mais la fourgue au dealer Farid El Attrache en échange de faux papiers. Le trafiquant ne la gardera pas longtemps en sa possession car il se la fait piquer par un chauffeur de taxi. Quel que soit, son propriétaire, cette guitare ensorcelée porte clairement la poisse…
Plus personne n’ignore les rapports passionnés et savants que Marc Villard entretient avec la musique. Ce roman noir et burlesque est son plus bel hommage au rock dont les rythmes n’ont cessé d’imprégner son écriture.


  • Rebelles de la nuit, Le Mascaret 1987, Gallimard 2002


  • La Porte de derrière, Gallimard 1993 et Folio 1999

 


  • Cœur sombre, Rivages 1997

Diana, Alex. L’une est noire et pianiste, l’autre blanche et guitariste. L’une chante, l’autre deale. Entre ces deux femmes blessées, Richard Deville. Il est fou de jazz, il est fou de Diana. Le plus beau jour de sa vie doit être celui de sa rencontre avec Dave Robinson, saxophoniste mythique qui a joué avec Art Pepper avant de sombrer dans la drogue et l’oubli. Mais ce jour-là vire au cauchemar : Diana est assassinée. Dès lors, Richard n’aura plus qu’une idée en tête : la venger. Quelque part sur sa route, il va croiser Alex… Après Rouge est ma couleur, Marc Villard signe un roman noir et lyrique qui est aussi une forme d’hommage à Art Pepper.


  • Corvette de nuit, Fayard 1981/Gallimard 1994

« Edith Starsky, c’est la fille avec le couteau dans le ventre. Dany, l’assassin présumé, s’est évanoui dans la nature et moi, je rêve d’un retour vers le futur. Pour y parvenir, je dois passer par Hambourg, les Beatles et quelques cadavres. Avec, comme récompense, une génuflexion dans la Chapelle Sixties. »


  • La Vie d’artiste, NéO 1982/ Rivages 1993

Lorsqu’on sort du trou, après trente jours passés à l’ombre pour cinq malheureux grammes d’héroïne, on pourrait s’attendre à être reçu avec les honneurs. Mais non seulement elle est avec un type dans une position sans équivoque, mais deux jours plus tard elle finit d’une overdose une vie mal commencée avec, auprès d’elle, assez de came pour faire enfermer tout l’orchestre. Reste à supprimer les objets du délit : la came dans la tinette, le corps dans la chaudière. Puis, rejoindre dans le nord un vieux complice, la Bamba, avec qui on peut se refaire une vie dans le jazz et les combats de coqs. Mais la vie, la vie d’artiste, serait trop simple s’il suffisait d’un peu de distance pour se refaire une virginité. Marc Villard sait faire passer la petite musique lancinante des enfants du siècle, et touche à l’essentiel. » (Jean-Pierre Deloux, Polar) »


  • Le Sentier de la guerre, Gallimard 1985, (épuisé)

« C’est Big Mac, le seul rédacteur en chef qui ne gagne jamais aux courses, qui m’a branché sur le Prisunic Raymond Losserand.
Un fait divers banal, en somme. Si l’on m’avait dit que mon enquête se terminerait face à un M 16 manipulé par un dingue sous acide, je ne l’aurais pas cru. Et pourtant… »


  • La Dame est une traînée, Gallimard 1989


  • Légitime démence, Sanguine 1980.


AUTOFICTIONS

  • Compagnons des forêts, Après la lune 2006, Publie.net 2014

Ce livre publié par publie.net début février 2014 est la version numérique du même livre publié chez Après la lune. Le livre papier n’est plus disponible aujourd’hui. Il s’agit de textes courts concernant mon adolescence dans les sous-bois des Yvelines.

« Cette année scella notre amitié avec les Chassepot. Je revis l’aîné vingt-cinq ans plus tard et, comme il me conduisait en voiture à Paris, j’appris de sa bouche les difficultés que son frère et lui avaient connues dans leur adolescence. Pourquoi ça ? demandais-je. Nous étions Noirs, dit-il comme une évidence. Et, d’un coup, ça me revint : mes meilleurs copains d’adolescence étaient blacks et je n’y avais jamais prêté attention. Je n’étais pas indifférent à mes amis mais, pour des gosses, la couleur de peau importe peu. En fait, cette disparité, c’est bien un truc d’adulte. »

La jeunesse d’un Marc Villard, à quoi cela peut ressembler ? À ceci, en partie : sac à dos bouclé, canadienne sous le bras, les copains à côté et l’alcool au frais, l’objectif est de trouver le meilleur endroit pour planter la tente et d’y faire passer le temps en devisant sur les filles, la musique et le cinéma. À la manière d’un Didier Daeninckx qui nous embarque dans le road-trip de sa vie (Bagnoles, tires et caisses), Marc Villard nous fait partager en quelques courtes tranches de vie, le quotidien d’un Compagnon des forêts, les premières cuites, les premiers jobs, les premières dragues, le premier groupe de rock, sous l’oeil attentif d’un guide spirituel nommé Jeanjean, et avec en fond sonore, les Beatles et Eddy Mitchell. Une plongée dans les sixties mise en rythme par le ton incisif et cadencé d’un Marc Villard qui signe ici un texte autobiographique, déjà publié par ailleurs aux Éditions Après la Lune en 2006.

« Nous, groupe historique des Compagnons des forêts, étions obsédés par l’excellence, les costumes pailletés, les guitares pétillantes, les gros amplis. Nonoss faisait dans la déglingue : punk avant l’heure. Je repensais à toutes ces choses en le contemplant, chez Jeanjean, de l’autre côté de la table. Et je sus, de suite, que notre jeunesse était derrière nous. »


  • Avoir les boules à Istanbul, l’Atalante 2012

 » Je ne suis pas venu ici pour survivre, contrairement à mes collègues. Je suis ici car mon ex, Cynthia, réclame une pension alimentaire et la moitié des lingots d’or que j’ai planqués dans la chambre 7 de la résidence. Va mourir. Salope. »

Coincé à Blainville, dans la Creuse, l’écrivain de polar, Henri Léger, fait face aux poétesses éthérées et aux discussions intellectuelles qui suivent les projections de Mad Men. C’est très dur. Reste le sexe qui, dans cette contrée perdue, peut être compris comme un exutoire à l’autosatisfaction permanente des assistés.


  • Le coup du sombrero, l’Atalante 2008

Dans les années soixante, Jonquet fait rêver les gosses des écoles de football. Un peu plus tard, des joutes improbables accaparent des gamins de banlieue, un aveugle se fait raconter les matches par son voisin complaisant, un rital se fait enterrer derrière les buts de son club de prédilection et le narrateur persiste à penser qu’il est le cador du sombrero, passe de foot consistant à dribbler l’adversaire par les airs. Autour du football, des hommes ordinaires s’époumonnent sur des terrains bourbeux, en route pour une gloire périphérique.


  • Souffrir à Saint Germain des Prés, l’Atalante 2005

 » L’Association des amis du livre et de la bibliothèque municipale de Laval organise un concours de nouvelles – un genre peu prisé dans notre pays qui compte pourtant de grands nouvellistes (Maupassant, Barbey d’Aurevilly, Alphonse Daudet, Marcel Aymé, Marc Villard). Pour participer à ce concours, il suffit d’adresser à la bibliothèque une nouvelle de vingt pages dactylographiées sur le thème du voyage avant le 11 septembre.  » Ceux qui croyaient tout savoir de Marc Villard devront déchanter : il faut aussi avoir lu ce nouveau recueil.


  • Elles sont folles de mon corps, l’Atalante 2003

De temps en temps je me contemple dans la glace et je me trouve vraiment super. Des fois, quand j’ai bobo à mon doigt, je redeviens l’enfant aux boucles blondes qui pleurnichait à cinq ans en réclamant sa maman. Veut-on vraiment voir disparaître une innocence de cette qualité ? Je pose la question à ceux qui régissent le monde car leur responsabilité est fortement engagée.


  • Bonjour je suis ton nouvel ami, l’Atalante 2001

Un personnage que l’on devine n’être ni tout à fait l’auteur ni tout à fait un autre se livre au périlleux exercice de l’autoportrait. Normalement déprimé, parfois cynique, quelquefois pitoyable – par exemple dans ses pathétiques vraies-fausses tentatives de suicides – l’homme, Marc Villard, nous entraîne dans son quotidien de père de famille mangeur de Prozac, dans les couloirs de son entreprise (près du distributeur de sucreries), sur ses lieux de vacances… Vingt-neuf nouvelles comme autant de joyaux qui, finalement, nous racontent aussi nos vies, nos émois, nos doutes, nos lâchetés et nos compromissions. Des textes sensibles, drôles, cruels, acérés, subtils. Et quel style…

Formidable ! Ce recueil de nouvelles est tout simplement splendide, comme l’étaient déjà chez le même éditeur J’aurais voulu être un type bien et Un jour je serai latin lover. Ce troisième tome dans la même veine d’autodérision est aussi fort que les deux précédents. Économe en mots qu’il cisèle et choisit à merveille, désespérément drôle dans sa façon de mettre en scène ces petits riens qui font l’essentiel, Marc Villard est sans doute le meilleur auteur de nouvelles français. Une réputation qu’on lui concède volontiers dans le milieu du polar (lire aussi le sublime et très noir Rouge est ma couleur chez Rivages) mais qu’il n’a pas encore auprès du grand public, ce qui est profondément injuste au regard de l’immense talent dont il fait preuve. À lire séance tenante. –Bruno Ménard


  • Un jour je serai Latin lover, l’Atalante 1998

De jeunes loups ambitieux qui s’affrontent, des employés de bureau terrorisés par un cégétiste enragé, des ivrognes et des drogués, un défilé de haute couture, l’atmosphère sinistre d’un festival du polar, des vacances dans les Alpilles… À travers toutes ces nouvelles, Marc Villard dresse un tableau sans complaisance de la vie d’aujourd’hui où, entre le burlesque du quotidien et le pathétique le plus discret, surgit un personnage qui nous parle en fin de compte de nous-mêmes.


  • J’aurais voulu être un type bien, l’Atalante 1994

« Dur sur l’homme, sobre au sol, royal dans les airs », tel était Robert Jonquet, demi-centre de la grande équipe de Reims. Telle est aussi l’écriture de Marc Villard, poète, nouvelliste et romancier qui aborde ici un genre rare et périlleux: la nouvelle à caractère autobiographique, à travers une succession de clichés pris sur le vif – le vif du sujet bien entendu. Il en naît un personnage, l’auteur, un peu à la manière dont Woody Allen se met en scène. Car ces nouvelles sont souvent drôles, voire burlesques l’homme n’est pas de ceux qui ménagent leur personnage -, parfois discrètement pathétiques. Avec cette vivacité, cette acidité qui caractérisent celui dont on a dit qu’il manie la plus belle plume du roman noir français.


NOUVELLES ET NOVELLAS

  • Hound dog a fait un rêve, Invenit 2016

Hound Dog a fait un rêve

Début du XIXe siècle, région des grands lacs américains. Hound Dog a 18 ans lorsque avec des guerriers Ojibwa, il capture une jeune fille rousse qu’il a refusé d’achever. Devenu le valeureux guerrier Eagle Man après son voyage initiatique, il épouse la captive et lui donne un tout autre statut. Par amour, elle lui brode le sac de perles traditionnel de la tribu. 2001, New York. D’origine indienne, John Moon est laveur de carreaux. Accusé à tort du meurtre d’un bijoutier et sans moyens, sa soeur propose de troquer son sac brodé de perles en échange des services d’une avocate.


  • La fille des abattoirs, Tisséo 2014

La fille des abattoirs

Un flic viré pour bavure qui se laisse employer par une jeune escort girl, un braqueur blessé planqué dans une maison à l’insu de son occupante, un veuf qui découvre sur son épouse décédée une vérité saisissante… Dix nouvelles noires aux atmosphères délicatement tendues et évocatrices, dans le style musical et percutant de l’un des meilleurs nouvellistes français. Entre plongée dans les bas-fonds et poésie urbaine.


  • Zina et Lechien, Oskar, 2014

Témoin d un accident mortel dans le tunnel des Halles, Lechien, sans-abri et toxico, récupère sur le corps encore chaud du conducteur un document de premier choix : le film amateur très privé d un acteur de cinéma en chaude compagnie masculine. Flairant la bonne affaire, Lechien et sa compagne Zina décident de faire chanter l imprudent. Mais ils ne savent pas qu ils ont ferré un autre poisson, bien plus gros, et qui mord. « La fiction aborde rarement le sujet des sans-abri, et quand je situe une intrigue dans la marginalité, c est pour envoyer un rappel et dire que les vrais sujets du polar sont dans la rue, dans des positions de souffrance, de difficulté à vivre. »


  • Kebab Palace, in8 2013

Kebab Palace

Dans la banlieue de Colmar une mère alcoolique et sa fille de 16 ans vivotent dans un mobile home. Elles découvrent le cadavre d’une jeune chinoise ligotée et poignardée. De fil en aiguille, elles décident de venger la jeune morte et partent sur les traces de l’assassin. C’est une mauvaise idée.

Ce booklet figure dans un coffret collectif en compagnie de trois autres novella dues à Didier Daeninckx, Dominique Sylvain et Marcus Malte chez in8.


  • La cavale de Lina, Le Monde 2013

La cavale de Lina

Cette novella a été publiée par le journal le Monde en juillet 2013. Elle intervient dans une collection intitulée Les petits polars du Monde. Le texte a été mis en onde sur France Culture le 3 août de la même année.


  • Dégage !, in8 2013

Dégage !

Marine le Pen a gagné les dernières élections présidentielles. Quelques années plus tard, un jeune poète, Théo, essaie de survivre en tentant de vendre un texte au ministère de la culture. Mais ses interlocuteurs rentrent difficilement dans son projet poétique. Versé au service militaire obligatoire, il devra comploter dans les rangs insurgés de François Bayrou pour tenter d’exister. Mais c’est pas gagné.


  • Pazuzu, Invenit, 2013

Pazuzu

Paris. Une jeune prostituée, Myriam, travaille sur les boulevards extérieurs quand elle apprend qu’elle est enceinte. Devant les menaces de son souteneur, elle prend peur et avec l’aide d’un marabout, le professeur Amine, s’installe dans un hôtel meublé à Barbès. Pour la protéger, il lui donne une reproduction du démon Pazuzu… Marc Villard fait entrer la célèbre statuette assyrienne du musée du Louvre dans le monde du roman noir et nous entraîne dans un Paris que ne renierait pas Tardi et son Adéle Blanc-Sec.


  • Tessa, Le Monde 2012

Tessa

Un braquage qui tourne mal, et voilà Fly, blessé à l?épaule et seul dans les rues de Villeneuve-lès-Avignon. Recherché par les gendarmes, il finit par trouver refuge dans la maison de Tessa, une jeune photographe qui vit seule. Planqué dans un débarras, il ne peut s?empêcher d?épier ses gestes, sa vie. Quitte à se mêler de ce qui ne le regarde pas. Jusqu?au jour où elle ouvre la porte du placard.Pour en savoir plus sur « Les petits polars du Monde » :Cette collection de treize nouvelles inédites propose un portrait de groupe du polar français d?aujourd?hui. Elle réunit quelques-uns des maîtres du genre, qui ont écrit pour vous des histoires étonnantes, effrayantes ou amusantes sur le thème des vacances et du voyage. Parmi eux, plusieurs lauréats du Prix SNCF du polar, qui, depuis 2000, contribue à la promotion et à la reconnaissance du genre. Le Monde et SNCF sont heureux de vous présenter ce florilège, illustré par les plus grands dessinateurs. Avec lui, le noir se met au vert ?


  • Sharon Tate ne verra pas Altamont, Biro 2010

Sharon Tate ne verra pas Altamont

 » Bande à Part  » est une nouvelle collection dont Sharon Tate ne verra pas Altamont est le deuxième volume. Marc Villard évoque l’année 1969, de la mort de Brian Jones au concert des Rolling Stones à Altamont, en passant par l’assassinat de Sharon Tate par la « famille » de Charles Manson.

La collection  » Bande à Part  » regroupera de courts textes ou des recueils de nouvelles sur toutes les formes d’art, ce deuxième opus s’intéressant plus particulièrement à la musique.
Dans ce roman très noir, rythmé par le rock des années 1960, Marc Villard s’attaque à trois faits divers de l’année 1969 : la mort de Brian Jones, le guitariste des Stones ; l’assassinat de Sharon Tate, la première femme de Roman Polanski ; le meurtre atroce d’un jeune Noir lors d’un concert des Stones en Californie.
Ce roman a été sélectionné parmi les dix meilleurs ouvrages sur le thème de la musique.


  • Le voyageur immobile, Les Habits Noirs 2008
Les habits noirs
BLOG DES PUBLICATIONS DE L’ASSOCIATION LES HABITS NOIRS
Les Habits Noirs est une association ayant des centres d’intérêt diversifiés mais tous centrés autour de la littérature populaire, du roman noir, du polar et de sa diffusion : de l’édition de livres, revues, CD, DVD, sites Internet à l’organisation d’événements destinés à les promouvoir.
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  • Entrée du diable à Barbèsville, Rivages Noir 2007 (HC)

Entrée du diable à Barbèsville

Chez Marc Villard, le diable ne se cantonne pas à Barbès, quoique, évidemment, il s’y plaise aussi. Le Mexique, le Maroc, l’Italie constituent pour lui autant de fiefs et de terrains de chasse. Et si les putes, flics pourris, petites frappes et autres dealers lui inspirent toujours une certaine tendresse, il estime à leur juste valeur les trésors de créativité dont se montrent capables les grands patrons. Car le diable a de l’imagination et maîtrise à la perfection l’art de coincer le pauvre type dans l’étau de son implacable destin. Dans ce recueil, qui regroupe des textes parus de façon isolée, les nombreux amateurs de l’univers de Villard retrouveront sa musique particulière, élégante, ironique et déchirante.


  • Petite mort sortie Rambuteau, Autrement, 2004

Petite mort sortie Rambuteau

 » Cool, man, c’est mon histoire. Puis ça revient comme une lame de fond : les nuits sur les Zildjian, la caisse claire de Tony Williams, les bœufs avec l’Art Ensemble. Long way from home. Trois coupures dans ma poche. Ma tronche dans Downbeat. Je pleure pas, non je pleure pas. Plié en deux, je lâche le Lavazza ; ulcère de merde. Je ferme les yeux. Mille piqûres et les cuisses au sulfure de Betty, sa bouche d’orage. « 


  • 1 Chat, 2 privés, 10 coronas, Eden 2003

1 Chat, 2 privés, 10 coronas

Sur le tournage du film Le Privé de Robert Altman, Elliot Gould se prend de sympathie pour le chat qui partage les premières scènes avec lui. Mais le greffier disparaît brutalement et Elliot engage Jack Rivera, un détective désabusé qui erre entre Los Angeles et Tijuana. Retrouvera-t-il le chat dans la ville la plus pourrie du Mexique ?


  • Les Rosbifs de Montorgueil, Baleine 1998


  • Matador, La Voûte 1997


  • L’Ange Bleu, Joca Seria 1997

L'ange bleu

Au moment où l’art contemporain fait son cinéma à coup d’effets spécieux, une nouvelle signée Marc Villard sur le ton du polar vaut mieux qu’une longue préface pour présenter le travail de 12 artistes d’aujourd’hui : Clément Borderie, Patrick Fleury, Rachid Koraïchi, Cat Loray, Hiroshi Maeda, Jacques Monory, Gérard Paris-Clavel, Andréas Pfeiffer, Ernest Pignon-Ernest, Anne et Patrick Poirier, Georges Rousse, Gyula Zarand.


  • Rosario, La Loupiote 1997





Listez les 500 nouvelles écrites.


RECUEILS DE NOUVELLES

  • Si tu vois ma mère, Cohen&Cohen 2017

Si tu vois ma mère

Qui est le serial killer qui chaque jour fait une nouvelle victime parmi les invités du Festival du film de Dinard ? Que cachent ces crimes affreux, différents dans leur mise en scène et qu’aucun mobile ne semble relier ? Comment intercepter l’assassin avant qu’il achève le scénario sanglant qu’il a élaboré ? Sir Alfred se chargera de donner les réponses à ces questions.

Comme chaque année, le Festival du film britannique de Dinard dont Alfred Hitchcock est le patron, réunit producteurs, metteurs en scène, acteurs célèbres, français et britanniques, pour quatre jours intenses de projection, au terme desquels sera décernée au vainqueur le « Hitchcock d’or ».
Mais c’est un film parallèle au Festival qui se déroule dans la ville, avec chaque jour une victime nouvelle : scénariste écrasé sous un manège, assureuse précipitée d’une tour, productrice égorgée dans la douche d’un établissement thermal, metteur en scène jeté du haut d’une falaise… Les organisateurs sont effrayés des risques qui pèsent sur leurs invités, d’autant que la police n’arrive pas à comprendre les mobiles de l’assassin ni ce qui relie entre eux ces crimes atroces. S’agirait-il d’un vagabond fou, comme le laissent penser ces objets ridicules dont il décore quotidiennement la statue du Maître ? Ou d’un assoiffé de vengeance, qu’il faut identifier au plus vite avant qu’il n’achève spectaculairement le scénario sanglant qu’il a élaboré ? Mais tout s’éclaire enfin : déchiffré, le mortel rébus a livré son secret, sous les bons auspices de Sir Alfred.


  • La fille des Abattoirs, Rivages 2016

La fille des Abattoirs

Un flic viré pour bavure qui se laisse employer par une jeune escort girl, un braqueur blessé planqué dans une maison à l’insu de son occupante, un veuf qui découvre sur son épouse décédée une vérité saisissante… Dix nouvelles noires aux atmosphères délicatement tendues et évocatrices, dans le style musical et percutant de l’un des meilleurs nouvellistes français. Entre plongée dans les bas-fonds et poésie urbaine.


  • Journal de bord, in8 2015

Journal de bord

Une histoire à l’humour féroce constituée de personnages masculins tous aussi détestables les uns que les autres, ayant pris, par instinct de survie, le parti de la méchanceté, la mauvaise foi et, pourquoi pas, la violence.


  • Harmonicas et chiens fous, Cohen&Cohen 2015

Harmonicas et chiens fous

 » Bande à Part «  est une collection qui regroupe des romans ou des recueils de nouvelles sur toutes les formes d’art.
Harmonicas et chiens fous en est le troisième opus, s’intéressant plus particulièrement au rock.

En France et en Belgique, des hommes et des femmes marqués par le rock survivent tels des rescapés, toujours unis par une attitude de rébellion, comportement inhérent à cette musique. L’auteur fait se confronter ces ex-fans des sixties à la violence du polar dans dix nouvelles noires, tendues, percutantes.
Ces histoires courtes peuvent aussi être lues comme des singles de 2 minutes balancés par des guitares rageuses.


  • Un ange passe à Memphis, Rivages 2012

Rapides, efficace, dégraissé à l’extrême.
Des truands à la petite semaine, qui réussissent à avoir la peau de Martin Luther King. Les trafics et règlements de comptes de Barbès. La révolte de Vania, prostituée antillaise devenue dealeuse et tombée sous la coupe d’un flic pourri. Un autre flic, borderline, sur les traces d’un assassin. Le retour d’une petite prostituée congolaise en Afrique pour l’enterrement de sa grand-mère. Et une jeune fille qui disparaît rue Saint-Denis.
Époques, lieux et protagonistes différents, mais une perspective commune : « je suis plus sensible à l’échec qu’à la réussite »…


  • I Remember Clifford, Folies d’Encre 2012

I Remember Clifford

Ben Webster, Teddy Wilson, Chester Himes et Ed Cerceuil, Bud (Spencer ou Powell ?), José Félix, Luis et Manuel Mendoza, Antoine Seko, Roy Evans, la baronne, Javier Miranda, Renato Adami flânent leurs existences et traînent leurs peaux à Barcelone, Naples, Amsterdam, Kinshasa, Paris, Tijuana, New York… Ils écoutent ou jouent Soulville, Man I Love, Tenderly, Pennies from Heaven, Danny Boy, Stella by Starlight, Bemba Colora, The Bridge, Alone Together, Something Else, Bye Bye Blackbird, Besame Mucho, Cry Me a River, I Remember You, Tins Foolish Things…

Mais surtout, ils s’imposent d’un trait, d’une note sous la plume de Marc Villard : «… Ça m’intéresse toujours de voir comment les gens vivent, comment ils souffrent. C’est mon travail d’écrivain d’aller dans ces lieux de mal-vivre, de mal-être, d’y plonger la main et de voir ce qu’on en ressort. Globalement, je suis toujours plutôt du côté de ceux qui perdent la partie…»

Avec Cyrille Fleischman, Annie Saumont, Paul Fournel, Jean-Baptiste Pouy, Marc Villard est un grand de la forme courte, la nouvelle. Mais lui, il joue sa partition en musique.


  • Intramuros, in8 2010 (avec Cyrille Derouineau)

Intramuros

Il y a Robert qui vient d’arrêter les antidépresseurs, Diego et sa contrebasse, Maryline qui sort de l’HP et Sophie de son tournage de film porno.

On trouve aussi pêle-mêle un liquidateur, Babar et sa came, Rosemarie la handballeuse, Fanny et Farid échappés de la cité et Patrice qui rêve du Cameroun. De drôles de zigues, dans le métro. A croiser, au hasard, dans les couloirs de correspondance.

On peut acquérir le coffret complet mais aussi nouvelle par nouvelle ou plutôt station par station.


  • Django, in8 2008

Django

Paname, les années 50, les salles de billard et les boites à jazz, le boss et ses trafics foireux dans l’arrière-boutique, puis Marcus, l’homme à tout faire, qui connait la musique… Sauf celle de Django…
S’il n’y avait pas eu la guitare de Django, Marcus n’aurait jamais joué de sa corde à piano.

Aussi inclu dans le COFFRET – Jazz quartet.


  • Entrée du diable à Barbèsville, Rivages 2008

Entrée du diable à Barbèsville

Chez Marc Villard, le diable ne se cantonne pas à Barbès, quoique, évidemment, il s’y plaise aussi. Le Mexique, le Maroc, l’Italie constituent pour lui autant de fiefs et de terrains de chasse. Et si les putes, flics pourris, petites frappes et autres dealers lui inspirent toujours une certaine tendresse, il estime à leur juste valeur les trésors de créativité dont se montrent capables les grands patrons. Car le diable a de l’imagination et maîtrise à la perfection l’art de coincer le pauvre type dans l’étau de son implacable destin. Dans ce recueil, qui regroupe des textes parus de façon isolée, les nombreux amateurs de l’univers de Villard retrouveront sa musique particulière, élégante, ironique et déchirante.


  • Personne n’en sortira vivant, Rivages 2003

Personne n’en sortira vivant

La nouvelle qui donne son titre au recueil en annonce le thème et la couleur. Pourtant, parmi les acteurs de ces onze textes, certains s’en sortiront. Ils vivront, en tout cas, à défaut de s’en sortir totalement. Certes, le monde de Marc Villard n’est pas essentiellement un  » monde de lumière « , surtout pour cette jeune noire de Kinshasa, enceinte suite à un viol collectif au Rwanda et qui vient accoucher en France. Mais des moments d’humanité et des traits d’humour caustique viennent éclairer cette toile sombre, de même que la poésie à l’élégance électrique qui caractérise le  » style Villard « .


  • Gangsta Rap, Gallimard 2000

Gangsta Rap

Ce n’est pas un livre récent mais des lecteurs de province m’en parlent. Du coup, je le replace sur cette page d’accueil. Curiosité : une fiction consacrée à l’assassinat de Pier Paolo Pasolini.


  • Made in Taïwan, Rivages 1999

Made in Taïwan

Sans-papiers en péril, Chet Baker ressuscité, stripteaseuse manipulée par un sadique, Crackman en perdition, Zidane de banlieue cassé par des nazis ordinaires, mère sous lithium, un flingue à la main contre les forces du mal. De Barbès à la cité des Cinq Mille, c’est toujours la même déroute qui colle aux semelles des perdants. Bons pour l’asile, pas pour les flics, sous l’oeil goguenard de l’état triomphant et du troupeau amorphe des normalisés. Les mouvements de l’écriture sont incessants. Le roman noir, on l’oublie trop souvent, est aussi une écriture que Villard contribue inlassablement à renouveler d’un livre à l’autre. » (Anne Routin, Les Inrockuptibles) »


  • Retour au magenta, Le Serpent à plumes 1998, Rivages 2014

Retour au Magenta

Ancrées dans la mythologie personnelle de Marc Villard, entre Barbès et l’Amérique, ces vingt nouvelles portent des titres révélateurs d’un certain désespoir : Clara n’est plus ici, Gibier de potence ou Destroy. Mais il y a aussi le Power of love et Les Bégonias enchantés. Il y a surtout l’humour et la poésie électrique qui habitent ces fragments de vies et les éclairent d’une étonnante lumière noire. Ce recueil rassemble des nouvelles écrites entre 1983 et 1987, sélectionnées par l’auteur.


  • Rouge est ma couleur, Rivages 1996

Rouge est ma couleur

Quand son équipier est abattu sous ses yeux, David Nolane – le meilleur flic de Barbès – déprime un maximum et se met à picoler. Puis sa fille rentre à la maison, avec ses drums, sa came, et oriente David dans le sens de l’histoire. Rongé par l’esprit de vengeance, il part en chasse avec Big Brother en ligne de mire. Mais le Brother est protégé, très protégé, et commence à faire le vide dans son périmètre pour pouvoir respirer à l’aise. Flics pourris, junkies repentis et dealers déjantés charrient, dans cette quête de justice, un flot de détresse. Robin Cook a dit que la nouvelle est un défi lancé à tout écrivain. Disons que Marc Villard a relevé ce défi en maître. » (Alfred Eibel, Polar) »


  • Dans les rayons de la mort, Rivages 1994

dans les rayons de la mort

Un chômeur braqueur poursuivi par la poisse, un géant en blouse blanche dans un asile d’aliénés, une adolescente qui s’ouvre les veines dans une baignoire, un journaliste qui infiltre un gang pour faire une enquête sur les squats, un revolver méchant contre une poitrine de fillette aux yeux clairs, un grand huit qui représente des millions de lumière d’éternité, le blues de Barbès, des sauvages dans les rues, la drogue, la dèche, l’expoir toujours trahi et les cavales impossibles…
Il y a tout cela Dans les rayons de la mort de Marc Villard qui propose ici une anthologie de ses meilleures nouvelles.
« Il écrit, comme d’autres photographient au polaroïd, des instantanés aux couleurs violentes et crues pour dire le monde des perdants, des paumés, des naufragés de la vie… C’est toujours d’une effrayante justesse de ton et ça vous déchire souvent jusqu’à l’âme. » (Bertrand Audusse, Le Monde)


  • Démons ordinaires, Rivages 1992

Démons ordinaires

Le jeu reprend bien vite, ponctué de nombreux grognements et de trop peu d’exclamations enthousiastes. Fadela ne les voit même plus, tous ces crève-la-faim qu’elle entube sans ciller. Elle survit ainsi telle une vivante contradiction mais, pour se donner du coeur au ventre, elle se projette rue des Islettes. La cave, les rats, la peur, la faim. Elle se fait alors plus vache, presque dure a cuire et ses gestes s’accélèrent sous le regard effaré des parieurs. Cette situation, codée, structurée, aurait pu durer jusqu’à la nuit des temps, mais un soir, un inconnu au teint pâle, Dan Lhostis, décida d’orienter ses pas vers le Périph et l’univers du Malik se prit a vaciller. Démons ordinaires » regroupe dix-sept nouvelles. « Les récits de Marc Villard ? Des blues, dont la musique chante longtemps dans le souvenir, une fois le livre lu. Villard ou le Charlie Parker de la littérature. » (Michel Lebrun, Polar) »


  • Du béton dans la tête, NéO 1990/Rivages 1997

Du béton dans la tête

Les personnages de Marc Villard se tapent la tête contre les murs. Ils vivent trop à l’étroit, telles ces femmes qui s’enferment dans une cave et s’assomment au Bandol rouge pour oublier leurs crétins de bonshommes. Le peintre Kossé, lui, n’a pas assez d’une seule existence : il faut qu’il s’invente des biographies pour espérer vendre ses tableaux. C’est comme ça, ils ont tous un train de retard, ils n’ont pas tiré le bon numéro. Ils sont drôles ou tragiques et, sublimés par l’écriture, ils deviennent émouvants. Du béton dans la tête est le quatrième recueil de nouvelles de Marc Villard paru chez Rivages. Villard, on le sent, est du côté de ce qui vit, de ce qui bouge, de la compassion et de la foi en l’homme, envers et contre tout. » (Michel Abescat, Le Monde) »


  • Une chambre sur Hollywood Boulevard, Safrat 1988

Une chambre sur Hollywood Boulevard


  • 13 cow-boys dramatiques, NéO 1987

13 cow-boys dramatiques


  • No woman, no diams, Asphalte 1987

  • Au pied du mur, NéO 1985

Au pied du mur


  • La Voix sans visage, Hachette 1984

La Voix sans visage


  • Sauvages dans les rues, NéO 1983

Sauvages dans les rues, NéO 1983


  • Nés pour perdre, Repères 1980

Nés pour perdre


LA VIE DES NOUVELLES.

Bird. (Joelle Losfeld). 2008.
Adapté en BD par Jean-Philippe Peyraud sous le titre
Happy Slapping (Casterman).
Quand la ville mord. (La Branche). 2006.
Adapté pour Arte par Dominique Cabrera (avec Aïssa Maïga et Samir Guesmi).
Entrée du diable à Barbesville. (Rivages). 2005.
Vampirisé par Gianni Pirozzi pour l’écriture de son roman Sara la Noire chez Rivages.
Le souffle du bandonéon. (Tango 1). 2012.
Adapté en BD par JC Chauzy pour Le Monde, sous le titre Tango Flamand.
Rouge est ma couleur. (Rivages). 1996.
Trophée 813 de la nouvelle.
Adapté en BD par JC Chauzy pour Casterman.
Edition spéciale Télérama. 2010.
Victim of love. (Rivages). 1992.
Adapté en court-métrage par Jean Noël Mongrédien sous le titre Bob l’Ourson.
Bienvenue au paradis. (Rivages). 1999.
Adapté en court-métrage par Laurent Bachet sous le titre Le mal du pays (Avec Yann Le Bolloch, Alex Descas, William Nadylam).
Rosario. (La loupiote). 1997.
Grand prix de la nouvelle de Nanterre.
Démons ordinaires. (Rivages). 1992.
Prix du polar du Mans (Prix Michel Lebrun).
Trophée 813 de la nouvelle.
Les doigts rouges. (Syros). 1987.
Adapté par Michel Favart pour FR3.
La cavale de Lina. (Le Monde). 2013.
Adaptation audio éponyme par Michel Sidoroff pour France Culture.
Mendiants et orgueilleux. (Repères). 1980.
Adapté en court-métrage par Patrice Rollet sous le titre Ressac (avec Lou Castel).
Ligne de vie. (NéO). 1985.
Adapté en court-métrage par Jean-Max Causse sous le titre Ondes de choc (Avec Fiona et Manuel Gélin)
Metroland (in8) 2015.
Adapté à la scène par la compagnie du Sur Saut au Poquelin Théâtre à Bordeaux le 9 décembre 2015
La fille des Abattoirs (Rivages) 2016.
Prix France Bleu Breizh Izel du roman noir.


POESIE

  • Europa, Le nain qui tousse 2016 (avec Giai-Miniet)

Europa, Le nain qui tousse


  • Bye bye blackbird, Nocturne 2010 (avec Pinelli)

  • Chorus, ça presse 2009 (avec Tyszblat)

  • Black Rain, ça presse 2002 (avec Giai-Miniet)

  • Carnage pâle, Le Castor Astral 1986 (avec Slocombe)

Carnage pâle


  • Le gaucher, Vrac 1982 (avec Jeanclos)

Le gaucher

Et si le gaucher aidait à passer de sa main habile les morts de peur. S’il était homme à tendre la main aux égarés. Il serait le plus adroit de passeurs, et la camarde viendrait à lui pour le saluer. Marc Villard crispe ses doigts sur le souvenir. Ses yeux sont noyés d’images de morts encore tièdes. Il arrache à la peur du monde l’histoire taboue, la sale histoire qui finit en peau de chagrin sur un fond de murmures sanglots. Il sait dire l’agonie à vi comme s’il avait monté sa plume sur une lame de rasoir. Ses mots pulsent dans la chair, comme l’affolement, la chamade. Il rend hommage aux derniers mois aux derniers jours, à la dernière heure et au dernier souffle de Washita, Mamar Custer, sa maternelle. Elle qui ravale sa maladie pour ne pas effrayer. Sa maladie : un méchant cancer rapide. Et Marc Villard écorche sa mémoire en même temps qu’il nous secoue des hoquets rauques du malaise. Alors, seulement, la mort nous devient familière comme jamais. Cette mort, au seuil de toute porte cette mort qui castre, cette mort qui enfante : il y a eu « Le livre de ma mère. » (Albert Cohen), il y a « Washita ». Sans doute parce qu’elle n’a pas été inventée pour cause de roman. Cette mort-là s’est logée dans la tête de celui qui la raconte, un jour de deuil amour, balle dum dum suicide tenté, parce qu’une mère ne meurt pas c’est bien connu : elle renaît. Il importe peu de mettre un nom sur pareille écriture, orpheline à tous les genres, styles, catégories. Elle vient du corps comme épanchement de sang-mêlé de pus et d’os. Mille styles. Ceci n’est pas de la littérature au sens conchié par la fréquentateur d’asiles. Elle est harpie, gouape, sœur des lutins d’Artaud. Rien non, rien ne saurait désormais arrêter sa sauvagerie. Elle glisse entre les mains des dresseurs de tigres, braconneurs en tous genres, en tous styles, en toutes catégories. Elle est gauchère contre tout.


  • Mouvement de foule autour du bloc 9, Le Castor Astral 1979

Mouvement de foule autour du bloc 9


  • Nous sommes ailleurs, Stardust 1976

  • Dernières nouvelles du paradis, Millas Martin 1974

  • L’Amer, La Grisière 1971

JEUNESSE

  • Couleurs primaires (avec Ariane Camus), In-8, 2007, non commercialisé.

  • Menaces dans la nuit, Syros 2007

Menaces dans la nuit

Ricky, qui a maintenant dix ans, vit avec ses frère et sœur dans l’appartement de leurs parents. Plusieurs soirs de suite, à travers la cloison qui le sépare des voisins, il perçoit des menaces proférées par un homme. Ricky prend peur pour sa voisine, avec qui il essaie de rentrer en contact. Quand il apprend que l’homme est tueur aux abattoirs de la Villette, la paranoïa de Ricky enfle…


  • La cavale des Petits Poucets, Syros 2001

La cavale des Petits Poucets, Syros 2001 


  • Rock machine, Syros 1988, 1999

Rock machine

Les Cadillacs sont trop vieux pour affronter la scène. Leur manager refuse de les montrer, depuis deux ans maintenant, sans aucune justification, mais l’explication est simple : trop vieux, perclus de rhumatismes et incapables de proposer un concert dynamique. Telle est l’opinion des journalistes de Rock Business. Et pourtant, le groupe doit se produire quinze jours plus tard, dans un stade près de Bordeaux. C’est une belle surprise pour le jeune Franck Miller, fils du chanteur vedette des Cadillacs. Le garçon fait le voyage jusqu’à Bordeaux. Mais là, une surprise l’attend…


  • Les Doigts rouges, Syros 1987 (avec Loustal), 1997

Que feriez-vous si vous soupçonniez votre grand frère chéri d’avoir commis un crime horrible ? Ricky est rongé par le doute…


IMAGES ET BD

Kowalski lives, (avec Loustal), Pandora4, 2018

Kowalski lives

 


Du côté des docks, (avec Loustal), Pandora2, 2016

Du côté des docks, (avec Loustal), Pandora2, 2016


  • Miles Hyman/Drawings, ( intervention), Glénat, 2015

Miles Hyman Drawings

Un Américain à Paris, et vice-versa.

Miles Hyman est sans doute le plus français des dessinateurs américains. Voyageant sans arrêt des deux côtés de l’Atlantique, il expose régulièrement dans des galeries prestigieuses à travers le monde. Ce livre reprend des dessins parus sur différents supports : presse, édition, publicité et travaux personnels.

Sur des textes de Michel Rime, Jean-Luc Fromental, Marc Villard, Étienne Robial, François Guérif, Matz, Jean-Bernard Pouy et Jérôme Charyn, Miles nous emmène pour un voyage en dessin à travers les différents lieux et thèmes qui l’inspirent. Son trait élégant, ses couleurs vives, ses cadrages cinématographiques rappellent le naturalisme d’un Edward Hopper. On y découvre : son amour pour Paris, sa passion pour les livres, sa vie américaine ainsi que, à travers quelques photos d’archives, des moments-clés de sa vie.

Ainsi, à travers tous ces éléments, cet ouvrage – quasi monographique – révèle un grand dessinateur dans son entièreté, aux influences et aux talents multiples.


  • Metroland, (avec Cyrille Derouineau), in8, 2015

Metroland, (avec Cyrille Derouineau), in8, 2015


  • Scènes de crime, (avec Hermance Triay), Bec en l’air, 2014

Scènes de crime

D’abord l’arme du crime, classique ou effrayante, révolver, marteau, cendrier, araignée, seringue… Ensuite le théâtre des événements, un paysage urbain, un lieu isolé ou le décor d une vie domestique dont l’inquiétante quotidienneté stimule l’imagination. En seulement deux images, nous voici entraînés dans une zone à risques où projeter peurs et fantasmes. La photo ne nous désigne jamais l’assassin mais nous invite à le deviner, ainsi que son mobile.
De ce dispositif, Marc Villard investit le hors-champ en vingt courts textes qui se jouent des codes du roman noir tout en plongeant dans des réalités sociales glaçantes.


  • Tango Flamand(avec Chauzy), Le Monde 2014

Tango Flamand marc villard

À Ostende, il n’y a pas que des mouettes, des bateaux et des marins qui vocifèrent. On y croise aussi un joueur de bandonéon, la danseuse du Florida, Tina, qui fait des heures supplémentaires, et un tueur qui rôde près du port. Tina rêve de Joséphine Baker en se démaquillant après le show. Ce soir, elle a rendez-vous avec un type pas très net. Une bande dessinée signée par Marc Villard et Jean-Christophe Chauzy.


  • J’aimerais être un saint mais bronzé,Glénat 2012 (avec Peyraud)

J’aimerais être un saint mais bronzé marc villard

Marc a un boulot, une femme, des enfants, un chat. Marc est matérialiste, hypocondriaque, lâche, obsédé, vantard, immature… un vrai mec quoi ! Mais Marc est avant tout un artiste : ses romans et ses poèmes sont de purs chefs d’œuvre. Bon, c’est vrai, tout le monde n’est pas de cet avis. Sa femme ne s’y intéresse plus, ses enfants s’en moquent, et son éditeur ne les prend pas au sérieux… mais après tout, Baudelaire aussi était un incompris ! Suivez les tribulations de ce sexagénaire et ses questionnements existentiels sur la vie, la mort, ce qu’il y a à manger ce soir… Un recueil de gags courts à l’humour mordant sur la vie quotidienne en général et inspirés de celle de Marc Villard en particulier, mis en images par Jean-Philippe Peyraud.


  • Bairo Alto, Folies d’encre 2012 (avec Cyrille Derouineau)

Bairo Alto, Folies d’encre 2012 (avec Cyrille Derouineau)

Le Bairro Alto déploie ses rues dans les hauts de Lisbonne. Accessible par funiculaire, cet entrelacs d’artères pentues propose des échoppes sixties vouées au rock, des boites de jazz enfumées, des restaurants abonnés à la bacalhau, des bars de nuit pour adeptes de Ginja. Chaleureux, coloré, artiste à sa façon, le Bairro Alto draine sur ses pavés les oiseaux de nuit de la capitale lusitanienne. Marc Villard a imaginé deux nouvelles contemporaines et amères situées dans ces rues et Cyrille Derouineau propose des images hors temps qui nous parlent des habitants mais aussi de Lisbonne, familière, tourmentée, brûlée par le soleil du sud.


  • La messe est dite, Matière 2011 (avec Eugénie Lavenant)

La messe est dite, Matière 2011 (avec Eugénie Lavenant)

C’est l’histoire de Paolo Falcone, un père comme un autre, un père qui aimerait que son fils lui ressemble, un père qui fait de son mieux, qui essaie de transmettre ce qu’il aime, ce qu’il sait faire, un métier : le maniement du 38 Beretta et du Glock, le respect des contrats, la précision des repérages, et même un peu les explosifs. C’est l’histoire de Romain, un fils gâté et narcissique, une tête de noeud qui fait l’Essec, tireur plutôt doué mais qui ne s’imagine pas en serial killer.
C’est un polar et c’est une histoire de famille. Linge sale, négociations, or et orgueil, roue qui tourne… c’est juste une histoire, quoi. Qui va du père au pire.

À la narration sèche et factuelle de Marc Villard, Eugénie Lavenant apporte ses noirs et blancs sophistiqués et brutaux. Mais surtout, sous couvert de réalisme photographique, Lavenant déplace progressivement les points d’ancrage du récit : l’image ne cadre pas tout à fait avec le texte, le fils ressemble bougrement à une fille, l’un des «patrons» n’est autre que Cary Grant… et peu à peu, les clichés ne sont plus ce qu’ils étaient.


  • Happy Slapping, Casterman 2010 (avec Peyraud)

Happy Slapping, Casterman 2010 (avec Peyraud)

« La femme SDF dont on parle dans les journaux, c’est eux qui l’ont tuée ? Pas moi. J’ai juste filmé la scène. Avec quoi tu l’as filmée, bordel ? Avec le portable. »


  • Cinoche, Villa Tamaris 2010 (avec Guyomard)

Cinoche, Villa Tamaris 2010 (avec Guyomard)


  • La guitare de Bo Diddley, Casterman 2009 (avec Chauzy)

a guitare de bo diddley, casterman villard chauzy

Arsène, basketteur répudié par son père, subtilise la Blue Hawaï de Bo Diddley sans savoir que l’instrument est légendaire. Il la donne à un congolais qui lui-même la cède à un dealer en échange de faux papiers. Puis, c’est un chauffeur de taxi qui vole ta six cordes. Passant de main en main, cette guitare porte la poisse et sème quelques cadavres sur son passage. Faut-il la restituer à son propriétaire ? Ce road movie noir et burlesque est un hommage au rock et à Paris, ville crépusculaire.


  • Quand j’étais star, Casterman 2008 (avec Peyraud)

Quand j’étais star, Casterman 2008 (avec Peyraud)

Comment se débarrasser de Tatie en s’amusant ? Quelle est la longueur du  » pénis gaulois  » ? Quelle épitaphe mettra-t-on sur sa tombe ? Telles sont les questions existentielles qui taraudent le narrateur, écrivain torturé, cadre dans une entreprise de luxe et père de famille. C’est dans les nouvelles autobiographiques de Marc Villard, J’aurais voulu être un type bien (Trophée 813 de la nouvelle), Un jour je serai latin lover, Bonjour je suis ton nouvel ami, Elles sont folles de mon corps et Souffrir à Saint-Germain-des-Prés, toutes publiées aux éditions de l’Atalante, que Jean-Philippe et Marc ont puisé cette vingtaine de récits à l’humour décapant, mis en scène avec brio.


  • La route de Modesto, Biro Editeur 2008 (avec Julien Magre)

La route de Modesto, Biro Editeur 2008 (avec Julien Magre)

Carla, âgée d’une trentaine d’années, conduit une Mustang dans une province américaine… Marc Villard nous fait glisser dans l’univers inquiétant de son écriture. Le paysage défile au gré des photos  » lynchiennes  » de Julien Magre.


  • In a blue hour, Nocturne 2006 (avec Pinelli)

In a blue hour, Nocturne 2006 (avec Pinelli) 


  • La nuit de l’Alligator, Casterman 2005 (avec Loustal et Paringaux)

La nuit de l’Alligator, Casterman 2005 (avec Loustal et Paringaux)

 » Quand la nuit sera noire, j’irai nourrir L’Alligator « . J’ai retrouvé tous les doigts. Et puis je reviendrai, je me saoulerai à mort et je jouerai du saxo.  »


  • Rouge est ma couleur, Casterman 2005 (avec Chauzy), Casterman 2011

Rouge est ma couleur, Casterman 2005 (avec Chauzy), Casterman 2011

 » Oh père qu’ai-je oublié, qu’ai-je perdu en voulant me sauver? Aujourd’hui je marche dans la beauté lavée de la folie des hommes. Délivrée de la blanche. Oh, père, je n’oublierai jamais tes yeux et ta main à minuit sur mon front brûlant. Ne me hais pas. Le rouge est ma couleur. « 


  • Les portes de la nuit, Eden 2004 (avec Cyrille Derouineau)
    Préface de Didier Daeninckx.

Les portes de la nuit Eden 2004 avec Cyrille Derouineau

Le béton s’empile, la ville nouvelle naît à la vie. Voilà le décor. Dans nos cités, trouver l’humain n’est pas chose facile, mais au-delà de l’esthétique high-teck, des hommes et des femmes, des enfants s’aiment, se quittent et, parfois s’entretuent. Cyrille Derouineau a su capter la nuit ouatée de la banlieue et Marc Villard a donné corps aux fantasmes des sociologues du parpaing.


  • Pigalle, Eden 2000 (avec Miles Hyman)

Miles Hyman et Marc Villard en direct de la place Pigalle : un clin d’oeil au passé mais des morts très contemporaines.

Pigalle, Eden 2000 (avec Miles Hyman)


  • La Dame est une traînée, Futuropolis 1991 (avec Louis Joos)

La Dame est une traînée, Futuropolis 1991 (avec Louis Joos)


  • Chroniques ferroviaires, Futuropolis 1989 (avec Miles Hyman)
    Préface de Tonino Benacquista.

Chroniques ferroviaires, Futuropolis 1989 (avec Miles Hyman)


  • Cité des Anges, Albin Michel 1988 (avec Romain Slocombe)

Cité des Anges, Albin Michel 1988 (avec Romain Slocombe)


  • Cauchemars climatisés, Futuropolis 1987 (avec Romain Slocombe)
    Préface de François Guérif.

Cauchemars climatisés, Futuropolis 1987 (avec Romain Slocombe)


  • Miss You, Jupilles 1981 (avec Alain Bali)

Miss You, Jupilles 1981 (avec Alain Bali)


  • In the Basket, Futuropolis 1983 (avec Rochette)

In the Basket, Futuropolis 1983 (avec Rochette)


  • Le musée dans la rue, Le Cercle 1978 (avec Ivan Messac)

 


 

ANTHOLOGIES

  • Ce qui est écrit change à chaque instant, Le Castor Astral 2015.


    Ce qui est écrit change à chaque instant, Le Castor Astral 2015.

  • Great French Short Stories of the Twentieth Century, Dover 2012.

Great French Short Stories of the Twentieth Century, Dover 2012.


  • Jazz me blues, Moisson Rouge, 2009.

Jazz me blues, Moisson Rouge, 2009.


  • Paris Noir, Akashic Books, 2008.

Paris Noir, Akashic Books, 2008.


  • Paris Noir, Serpent’s tail, 2007


  • La feria del crimen, Lengua de trapo 2007.

La feria del crimen, Lengua de trapo 2007.


  • A touch of family trouble, The Translators’ French Quarter 2002.

  • La crème du crime, l’Atalante, 1995.

La crème du crime, l’Atalante, 1995.


  • Les meilleures nouvelles de l’année, Syros 1990-91.

  • Les meilleures nouvelles de l’année, Syros 1989-90.

Les meilleures nouvelles de l’année, Syros 1990-91.


  • Les meilleures nouvelles de l’année, Syros 1987.

  • Histoire de la poésie Française du 20e, vol.3 par Robert Sabatier.

Histoire de la poésie Française du 20e, vol.3 par Robert Sabatier.


  • French poets of today, Guernica 1987.

French poets of today, Guernica 1987.


  • Poésie du monde francophone, Le Castor Astral 1986.

Poésie du monde francophone, Le Castor Astral 1986.


  • La nuit en poésie, Folio, 1980.

La nuit en poésie, Folio, 1980.


  • L’année poétique 1977, Seghers 1977.

  • L’année poétique 1974, Seghers 1974.

L’année poétique 1974, Seghers 1974.


  • La nouvelle poésie française, Seghers 1974.

La nouvelle poésie française, Seghers 1974.


PARTICIPATION A DES COLLECTIFS

Chroniques des années de crise, Syros, 1977.
Héros mythiques d’une génération, Hemsé, 1981. 
Nouvelles noires, Encre, 1985. 
Rue de Lappe, Eden, 1987. 
Faits d’hiver, Autrement, 1988. 
Histoires de paumés, Presses Pocket, 1989. 
La cigale et la fourmi, Safrat, 1989.
Raw, 1989.
Place d’Italie, Presses Pocket, 1991.
Noir de femme, Gallimard-Saint Nazaire, 1992. 
131 nouvellistes contemporains, Manya, 1993. 
Salon du livre, Presses Pocket, 1993. 
Machine à écrire, Autrement, 1994. 
Noces d’or, Gallimard, 1995. 
Paris, rive noire, Autrement, 1996. 
Séries noires de l’été, Le Monde- Gallimard, 1996. 
Sous la couverture quelques faits d’hiver, DAL, 1997. 
Neuf morts et demi, Zulma, 1997. 
Ola !, Le Monde-Le serpent à plumes, 1998. 
Histoires express, l’Express, 1999. 
Tijuana, Eden, 1999. 
Ecrivains-sans papiers, Mrap/Bérénice, 2000. 
A touch of family trouble, The translators’ French Quarter, 2000.
Noir de taule, Les Belles Lettres, 2002. 
Bleu, blanc, sang, Fleuve noir, 2002. 
Noir scénar, Les Belles Lettres, 2002. 
Polar, cinéma et stars, Le marque-page, 2002. 
L’entreprise, La Découverte, 2003. 
Dix petits noirs, Syros, 2004. 
Charles Bukowski, d’ici à nulle part, Eden, 2004. 
Le dernier homme, Les Belles Lettres, 2004. 
Stories of the Dogs, Krakoen, 2006.
Bloody Birthday, La Branche, 2007.
La maitresse en maillot de bain, Points-Seuil, 2008.
Nombres, de zéro à onze, Biro éditeur, 2009.


  • Ostende au bout de l’est, Le Bec en l’Air, 2009.

Ostende au bout de l'est

Éclairée par les photographies de Cyrille Derouineau, la ville d’Ostende, en Belgique, devient le théâtre de nouvelles inédites signées par de grands noms du roman noir. Marcus Malte, Jean-Hugues Oppel, Jean-Bernard Pouy, Michel Quint, Marc Villard et Didier Daeninckx explorent avec subtilité les correspondances entre un littoral brouillé par la pluie et des personnages aux contours incertains.



London Calling, Buchet Chastel, 2009.
Paris Noir, Asphalte, 2010.
Les hommes en noir, Les Contrebandiers, 2011.
Paris Jour, Parigramme, 2011.
La souris déglinguée, Camion Blanc, 2011.
The Doors, Buchet Chastel, 2012.
Pour les nuages, passer par l’escalier (Giai Miniet), Area, 2012.
My favorite things, avec Franck Médioni, Alter Ego, 2013.
Par la racine, Terre de brume, 2013.
Hammett Détective, Syros, 2015.
Juarez 1911, Star Ouest, 2015.
Lettres à Miles, Alter Ego, 2016.
Le Poulpe court toujours, Baleine/Fureur du noir, 2016.
Rue de Lappe, Salon de Mauves, 2017.
Double Noir (avec Erkmann-Chatrian), Nèfle Noire, 2017.
Sandinista, Goater, 2017.
22, les v’là, La salamandre liseuse, 2018.

NUMERIQUE

Petite mort sortie Rambuteau, publie.net
Sharon Tate ne verra pas Altamont, publie.net
Don’t explain, publie.net
Compagnons des forêts, publie.net
El Diez, Ska 2014
American Gravity, Points 2014
La pierre noire, Ska 2014
Juarez 1911, Ska 2016

PARTICIPATION A DES NUMEROS SPECIAUX.

Jungle n°11 : Jean Vautrin
Mai Hors Saison n°13 : Spécial Dominique Labarrière
Le Monde n°16594 : Coupe du monde de Football
Magazine Littéraire : Raymond Chandler
Sapristi n°33 : Loustal
Télérama HS : René Char
Polar HS : Michel Lebrun
Les Inrockuptibles n°143 : Mai 68/Mai 98
dBd n°20 : Où va la Belgique ?
dBd n°23 : Figuration Narrative
Roman n°16 : Passions d’auteurs, Yves Martin
813 n° 96 : NéO
Barbare n°30 : Sylvia Plath
Cultura Urbana n°15 : Los escritores bajo ataque
Tango n°1 : Petit traité de navigation portègne
Tango n°2 : Fous de Paris
Les Habits Noirs : La mort des autres.
L’Express : Edward Hopper (Chop Suey).
Le Courrier Picard : Un week-end sur deux.
813 : Conversations secrètes (sur Bill James).
Citrus n°2 : Faits divers 
813 n°122 : Chester Himes.
813 n° 129 : L’Art et la matière (sur la nouvelle).
Libération 12 mai 2018 : L’apprenti.

OUVRAGES DE REFERENCE

Polar n°17 /Dossier (1996)
Interventions de Jean-Pierre Deloux, Michel Lebrun, Jean-Paul Gratias, Maurice Achard, Le Corbeau, Tonino Benacquista, Michel Abescat, Christine Ferniot, Loustal. 
Edito de François Guérif
Caïn n°27 / Dossier (2001)
Interventions de François Braud, Jacques Jamet, Bruno Ménard, Francis Mizio.
Temps Noir n°7 / Entretien
Réalisé par Richard Comballot (2003). 
Cet entretien peut être consulté sur la page Interview de ce site.
Les Boulevards extérieurs de Marc Villard
Par Alfred Eibel, éditions Méréal (1997)
dBD / Juillet 2006 
Entretien avec Frédéric Bosser sur les rapports développés par l’auteur avec les dessinateurs Loustal, Miles Hyman, Jean Christophe Chauzy, Louis Joos, Jean Philippe Peyraud et confrères.
Garde à vue.
Par Alfred Eibel, Le Dauphin Vert (2011).
IL s’agit d’une interview qui n’était plus disponible et qui le redevient. Elle est située au sein d’entretiens avec des auteurs qu’A.E. affectionne.
Manchette et le trio VIP (Villard-izzo-Pagan)
Par Philippe Fréchet, Les Cahiers du jazz n°10. Il s’agit d’une étude rendant compte de la place accordée au jazz chez quatre écrivains français de romans noirs

COLLECTION POLAROID

Parures, Franz Bartelt, 2010 
Le bar parfait, JB Pouy, 2011 
Moskova, Anne Secret, 2012 
Cannisses, Marcus Malte, 2012 
No more Natalie, Marin Ledun, 2013 
Le Homard, Pascale Dietrich, 2013
La sueur d’une vie, Didier Daeninckx, 2013 
Kebab Palace, Marc Villard, 2013 
Disparitions, Dominique Sylvain, 2013 
Tamara suite et fin, Marcus Malte, 2013
Calibre 35mm, JB Pouy, 2013 
A fond de cale, Dominique Delahaye. 2014.
Le congélateur, Pascale Dietrich. 2014. 
Vieux Bob, Pascal Garnier. 2014. 
Japonais grillés, Carlos Salem, mars 2015.
Si près d’Amsterdam, Dominique Delahaye, mai 2015.
Trottoirs, Jean-Luc Manet, octobre 2015.
Ramener Belle au bercail, Bonnie Jo Campbell, novembre 2015.
Far-West, Marcus Malte, février 2016
Pop Fiction, Anne-Céline Dartevel, mars 2016
La chanceuse, Anne Secret, mars 2017
Pêche interdite, Denis Flageul, mai 2017
Départs, Pascal Commère, septembre 2017
Autour de minuit, coffret, avec Elena Piacentini, Anne-Céline Dartevel,
Marin Ledun, Carlos Salem, décembre 2017.
Le sorcier, Jérémy Bouquin, octobre 2018.
Liste Noire, Yvon Coquil, novembre 2018.

DE LA PART DES COPAINS

« La guitare de Bo Diddley…Marc Villard en a fait un exercice romanesque de haute voltige ».
Michel Embarek

« Des phrases éclairs. Un tempo d’enfer. Le styliste Marc Villard au sommet de son art ».
Bob Garcia

« …on lit Corvette de nuit comme si on entendait un bon vieux Presley : un bouquin qui balance, ça n’arrive pas tous les jours et encore moins dans le polar ».
Jean-Pierre Enard

« Petits textes. Grand art ».
Michel Lebrun

« Avec Villard, on découvre un styliste hors pair, une écriture en apnée, sans temps mort ».
Gianni Pirozzi

« Marc Villard est un maître de la fiction ».
François Bon

« Au pied du mur, c’est quatorze merveilles hallucinantes, quatorze blues égrenés dans le noir de nos villes. Absolument superbe ».
Patrick Raynal

 » A sa manière qui est unique et ne s’embarrasse pas de fioritures, abattant le boulot carré, Marc Villard nous invite au voyage. »
Pierre Pelot

« L’écrivain francophone sans doute le plus comportementaliste de tous, aux constats terrifiants mais sans aucun jugement… »
Jean Bernard Pouy

« C’est un Zidane de la nouvelle : droit au but et on se pâme. Sombrero ? Oui, chapeau bas ».
Francis Mizio

« L’écriture est mouillée à l’aloès, le propos constamment tendre, le tout s’ingurgite en moins de trois sets sur le Central ».
Patrice Delbourg

 » Le plus grand styliste français du roman noir ».
Anne Secret

« Des phrases taillées au cordeau qui roulent comme des galets, une nouvelle noire qui se déguste mot à mot. »
Alexandra Schwartzbrod

« L’un des plus grands nouvellistes de langue française. »
Max Obione

« Un style qui swingue sans clinquant. « Classieux », comme aurait dit l’autre. »
Maïté Bernard

 

Cliquez sur les images ci-dessous pour afficher les couvertures des revues auxquelles j’ai participé.

Tango Moisson noire Ecrivain magazine Le grand huit Stardust